Notice biographique

Jacques Perret est né le 8 septembre 1901 à Trappes dans les Yvelines. Second fils de Marc Perret, rédacteur principal à la préfecture de la Seine et de Thérèse Roque, son enfance est marquée par la Première guerre mondiale au cours de laquelle son frère Louis est tué, le 25 septembre 1916 à Bouchavesnes dans la Somme.

 

 

 

Après une scolarité à Montaigne puis Louis-le-Grand, il fera des études de français et de philosophie. De 1921 à 1923, il fera son service militaire au Maroc dans le 29ème Régiment des Tirailleurs Algériens avec le grade de caporal et bataillera contre les Chleuhs.

 

 

 

Représentant chez Belin puis brièvement professeur de français en classe de troisième il fera ses débuts journalistiques au Rappel et au Journal. Plusieurs voyages le meneront au Danemark, en Suède, au Mexique, Honduras, Canada, en Turquie et au Liban.

 

En 1931 il entreprend une expédition en Guyane, pour le compte du musée de l'Homme pour l'aspect ethnographique, et des industriels Monteux et Richard pour l'aspect prospection d'or. Il revient sans or, mais riche de renseignements sur les indiens Emerillons. Une exposition sera consacrée à  cette expédition en 1932.

 

Le 31 octobre 1931, il se marie avec Alice Thiétry, professeur de français à l'Alliance Française. En 1932, naissance de sa fille Jacqueline. En 1934, un bref retour à la terre à Chissay-en-Touraine, dans le Loir-et-Cher, se solde par un échec agricole mais permet la parution de son premier roman Roucou édité chez Gallimard.

 

De retour à Paris en 1936 il emménage rue de la Clef et poursuit sa vie de journaliste et de romancier. En 1937 parait Ernest le Rebelle (adapté au cinéma l'année d'après). En 1938, naissance de son fils Jean-Louis, second et dernier enfant.

 

 

Mobilisé en 1939, il s'engage dans les corps francs au 334ème RI. Fait prisonnier en 1940 près de Longwy, il s'évade après trois tentatives en 1942 et entre dans le maquis au sein de l'ORA (Organisation de Résistance de l'Armée) jusqu'à la Libération.

 

 

 

Il continue d'écrire dans divers journaux et y pourfend régulièrement les Droits de l'homme, la démocratie, le parlementarisme tout en affirmant son attachement au régime monarchique.

 

 

 

 

En 1947, sort son best seller, le Caporal Epinglé qui raconte sa captivité. Ce récit sera adapté au cinéma par Jean Renoir.

En 1951 Gallimard édite Bande à part (prix Interallié) qui raconte son expérience dans le maquis.

 

La mer qu'il chérit depuis l'enfance, lui inspirera plusieurs de ses ouvrages dont le Vent dans les voiles (1948), Rôle de plaisance (1957) puis la Compagnie des eaux (1969).

 

 

 

Des recueils de nouvelles paraissent : Objets perdus en 1949, la Bête Mahousse en 1951, l'Oiseau rare en 1952 et Histoires sous le vent en 1953.

 

En 1960 il prend une part active à la défense de l'Algérie Française. Différents articles contre le général de Gaulle et quelques offenses à la Légion d'Honneur lui vaudront d'être déchu de ses droits civiques et radié des contrôles de la Médaille Militaire en mai 1963.
Il s'engage également contre les réformes apportées dans l'Eglise par le Concile Vatican II.
En 1961, paraissent Les Biffins de Gonesse.

 En 1975 parait son premier livre de souvenirs, Grands chevaux et dadas , suivi l'année suivante de Raisons de famille , puis d'un Marché aux puces en 1980, Belle lurette en 1982 et le Jardin des Plantesen 1984. Il s'éteint à Paris le 10 décembre 1992.

   Son oeuvre a été couronnée de plusieurs prix : Interallié (1951), Prince Rainier de Monaco (1958), Thyde Monnier (1978), Mac Orlan (1978), de l'Académie (1978, 1984) et de la Ville de Paris (1979).
Illustration de G. Beuville pour le texte "Les politiques", tiré des tranquillisants à travers les âges
Réédition de Raisons de famille
Actes du colloque de 2005 à la Sorbonne
Lecture de carême
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© Ayants-droit de Jacques Perret