












Jacques Perret a également préfacé une vingtaine d'ouvrages : Rabelais, Dumas, Balzac, London, Poe...
"Si la tempête est souvent comparée à une espèce de bataille, c'est qu'on la suppose déchaînée contre un navire ou un môle. Or, la mer n'a besoin de personne pour faire une tempête, laquelle d'ailleurs, sous les pires apparences, n'est animée d'aucun esprit combatif. En plus, toutes les tempêtes se ressemblent ; l'agitation des flots, leurs bruits et couleurs, les gammes de la brise, les...
Quelques ouvrages qui sont plus à rapprocher de la chronique. Petits, rapides à lire, mais 100% Jacques Perret !
"...J'ai fait plusieurs fois allusion ici même à une certaine allée du Jardin partiellement occupée à certaines heures par la pratique des deux grands jeux se jouant sur quadrilatère quadrillé, à savoir les dames et les échecs, soixante-quatre cases pour celui-ci, cent pour celui-là..."
"... Est-il besoin de rappeler le côté à la fois subalterne et privilégié du fameux service des Informations parisiennes, autrement dit des chiens écrasés. Il consistait pour chacun à visiter les commissariats dans les arrondissements confiés à sa diligence et faire le compte rendu des cambriolages, des accidents de voirie, des pendus et des alcooliques déchaînés..."
"...Cela dit, je crois volontiers que l'écrivain plongeur en souvenirs est facilement guetté, circonvenu par toutes les sirènes de la littérature trop heureuse de l'aubaine et toujours prêtes à s'amuser d'un ludion, entre autre. Le style en effet n'est pas seul en cause, mais aussi la composition..."
"...M. Lucotte exposait là dans ses vitrines tous les soldats du monde civilisé dans toutes les allures et positions réglementaires ; quelques séries de guerriers barbares, voire sauvages, y figuraient aussi dans des poses plus libres..."
"...Bientôt je m'étais dit que plus rien ne restait à découvrir dans ce grenier, sinon le vieux grimoire. Il y était. Grimpé dans la charpente pour glisser un bout de zinc sous une tuile écornée, j'avais aperçu, coincé entre jambette et pinçon, un paquet à demi rongé par les mulots..."
"Ce recueil est une petite contribution à l'histoire du sentiment patriotique en France pendant les premières années du deuxième règne de Charles de Gaulle..."
"La Légion d'honneur est un ordre et tout ordre a sa lie et son mystère qui s'épaississent avec l'âge. On doit seulement croire que les membres de l'ordre, sous une apparence hétéroclite, se rejoignent par le biais de quelque honneur..."
"L'année dernière, à l'exposition des toiles envoyées par les candidats au prix Othon Friez, il y avait, comme de juste, un petit lot de vrais peintres et un grand nombrre de barbouilleurs à la recherche éperdues d'eux-mêmes. Le narcissisme philosophique en deux traits de fusain ou trois kilos de peinture nous est prodigué à longueur de cimaise..."
"...Il m'arrive, en effet, de lire mes articles. Sans aucune sévérité, je m'empresse de le dire. Je me fatigue assez à les écrire, s'il fallait encore me tourmenter en les lisant, où serait le bénéfice, je vous le demande ?...
Trois pièces (Maximilien (RTF 1957), Monsieur Georges(RTF 1960), Caracalla (RTF1958)), Gallimard, Paris, 1964 La mort de Maximilien d’Autriche, L’Avant-Scène, N°108, Paris, 1955 Le couteau, L’Avant-Scène, n° 341, Paris, 1965 Le couteau est une adaptation de la nouvelle Objets perdus
Objets perdus Editions Gallimard, Paris, 1949 (Objets perdus, Arrangement pour le théorbe, La fortune des girouettes, Jean sans terre, Les grives du Parthénon, La composition de calcul)
"...-- O capitaine graillonneux et radoteur ! vous raisonnez en gardien de cimetière. Vous faites de la plaisance archéologique. La tradition n'est pas un reliquaire. Vous traitez la voile comme un accessoire d'exhibition folklorique, vous naviguez sur un bateau fossile. -- Parfaitement. Et les capitaines coelacanthes ne laisseront pas tomber les nageoires de leurs pères pour s'équiper de papattes...
"...Mais le dernier homme était resté là, sur le chemin. Il posa son fusil par terre, déboucla son ceinturon d'un geste fébrile, s'empêtra quelques secondes dans ses buffleteries et posa culotte. Sans même nous consulter du regard, Polard et moi prîmes nos dispositions pour épauler. Un vilain réflexe, mais conforme au métier de franc-tireur qui doit mettre un...
"...C'est un fait certain que les bouteillons de classe et de libération ne vont plus suffire à nous tenir tranquilles. L'espèce de crédulité semi-comateuse où nous étions tous réduits commence à se dissiper, l'espoir se fait moins frénétique et les bobards accumulés pour étouffer les idées de fuite se laissent entamer par l'approche du printemps. Nul courrier spécial ayant crevé vingt chevaux...
"... En face de l'institution Dupanloup se trouvait le domicile de M. Oudard, lequel, ce matin-là, vu la température, traînait encore en slip quand on sonna chez lui vers les 9 heures. Sa femme étant descendue en courses, il enfila sa robe de chambre et s'en fut ouvrir la porte. Le visiteur était un homme d'une soixantaine d'années, grosse tête ronde, couperose et oreilles rouges. Il tenait...
"...Plusieurs fois le capitaine avait eu la tentation d'obtenir du Corse quelque révélation sur les larcins de l'équipage, mais il lui répugnait d'associer un passager, un tel passager surtout, à ces affaires de discipline. A peine entré d'ailleurs le personnage avait retrouvé aux yeux du capitaine toute sa répugnante ambiguïté. Qu'est-ce que ce paltoquet vient faire à ma table ? Certainement pas...
"...A en juger par certains jurons de dépit, la recette n'était pas mirobolante. -- Alors Juan ? Les rentrées sont mauvaises ? -- Des pouilleux, des fauchés, cria-t-il bien qu'il empochât au même instant une assez jolie liasse. Tenez ! encore un flacon. Il en but une moitié, me passa le reste, puis se mit à tripoter les doublures d'un petit vieux chatouilleux qui se trémoussait avec un air de...
"La nuit était assez claire pour naviguer sans péril et les femmes éteignirent les torches devenues gênantes pour les pagayeurs. Ainsi glissait, tous feux éteints, la flotille famélique, dans le doux murmure des flûteaux aigrelets et des mélopées nasillardes, car il importait de ne rien négliger du programme sacré. D'heure en heure les calebasses de cachiri circulaient de bouche en bouche et...










