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Jacques Perret, Chroniques, Arcadia Editions, 2005

Auteur de romans, nouvelles, souvenirs, Jacques Perret fut un pamphlétaire féroce dénonçant avec humour, mais sans méchanceté, les faiblesses, les contradictions et les lâchetés de ses contemporains.

Observations sans concession sur la nature humaine, les textes réunis dans cette « anthologie » restituent la quintessence d’une oeuvre marquée par un goût pour la vie, un sens de la dérision très forts et une sorte de pessimisme souriant.

Ils sont extraits de recueils parus chez Gallimard dans les années 50 et jamais réédités depuis : Bâtons dans les roues (1953), Cheveux sur la soupe (1954) Salades de saison (1957). On y trouvera aussi certains inédits, parus dans les nombreux journaux comme Le Rire auxquels Jacques Perret collabora tout au long de sa vie.

 
"C'est comme les enfants terribles, on les fait passer de la psychanalyse à l'opothérapie et à l'électrochoc, on les conduit de neurologues en psychologues jusqu'au jour où un médecin marron mais génial ayant fait le tour de la thérapeuthique moderne, prescrira un traitement judicieux à base de fessées. Sous son apparence médiévale le remède se situe en réalité à l'extrême pointe du progrès. En effet, dans une petite élite encore clandestine se ferait jour une tendance à reconsidérer l'immémorial axiome relatif aux innombrables fessées qui se perdent, à tous les âges de la vie et sous toutes les latitudes." (Chroniques p.80)




Mots-clés : sport | chroniques |
15-11-2005 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 3868 fois | Public
 
  le 03-04-2010 :   jacquesq
  Toute chose liée à Perret (réserve faite éventuellement de certaines prises de position un peu raides selon les goûts) est certes bonne, mais enfin je viens d'envoyer à l'éditeur, Arcadia, le mot suivant : "Bonjour. Classez-moi d'emblée dans la catégorie "vieux cons", mais enfin, je trouve quelque ironie, alors qu'un des textes de Jacques Perret repris dans votre volume de "Chroniques", auquel on sait gré quoi qu'il en soit d'inclure une petite proportion d'inédits, commence par : "Relisant ma prose l'autre jour dans une publication très littéraire, je ne l'ai pas reconnue", je trouve quelque ironie, disais-je, à ce que vous fassiez des économies si substantielles sur le poste "correcteurs" - car enfin, est-il bien raisonnable de publier un auteur si soigneux de la langue pour défigurer sa prose à des intervalles si rapprochés, et par des erreurs qui sont suffisamment récurrentes pour ne pas être que de saisie : mélange inéluctable des passés simples et des subjonctifs imparfaits (fut/fût), confusion des genres (le même mot un peu inhabituel valsant en deux lignes du masculin au féminin et retour), etcetera, etcetera... La transition de l'édition du stade artisanal au stade industriel est douloureuse, mais ne devrait pas comporter de compromis si flagrants sur les impératifs de qualité. Cordialement toutefois pour, au moins, l'intention."


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