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Jacques Perret (1901-1992)
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Jacques Perret est né le 8 septembre 1901 à Trappes dans les Yvelines. Second fils de Marc Perret, rédacteur principal à la préfecture de la Seine et de Thérèse Roque, son enfance est marquée par la Première guerre mondiale au cours de laquelle son frère Louis est tué, le 25 septembre 1916 à Bouchavesnes dans la Somme.

  Après une scolarité à Montaigne puis Louis-le-Grand, il fera des études de français et de philosophie. De 1921 à 1923, il fera son service militaire au Maroc dans le 29ème Régiment des Tirailleurs Algériens avec le grade de caporal et bataillera contre les Chleuhs.
   Représentant chez Belin puis brièvement professeur de français en classe de troisième il fera ses débuts journalistiques au Rappel et au Journal. Plusieurs voyages le meneront au Danemark, en Suède, au Mexique, Honduras, Canada, en Turquie et au Liban.

   En 1931 il entreprend une expédition en Guyane, pour le compte du musée de l'Homme pour l'aspect ethnographique, et des industriels Monteux et Richard pour l'aspect prospection d'or. Il revient sans or, mais riche de renseignements sur les indiens Emerillons. Une exposition sera consacrée à  cette expédition en 1932.
   Le 31 octobre 1931, il se marie avec Alice Thiétry, professeur de français à l'Alliance Française. En 1932, naissance de sa fille Jacqueline. En 1934, un bref retour à la terre à Chissay-en-Touraine, dans le Loir-et-Cher, se solde par un échec agricole mais permet la parution de son premier roman Roucou édité chez Gallimard. De retour à Paris en 1936 il emménage rue de la Clef et poursuit sa vie de journaliste et de romancier. En 1937 parait Ernest le Rebelle (adapté au cinéma l'année d'après). En 1938, naissance de son fils Jean-Louis, second et dernier enfant.
   Mobilisé en 1939, il s'engage dans les corps francs au 334ème RI. Fait prisonnier en 1940 près de Longwy, il s'évade après trois tentatives en 1942 et entre dans le maquis au sein de l'ORA (Organisation de Résistance de l'Armée) jusqu'à la Libération.
Il continue d'écrire dans divers journaux et y pourfend régulièrement les Droits de l'homme, la démocratie, le parlementarisme tout en affirmant son attachement au régime monarchique.
   En 1947, sort son best seller, le Caporal Epinglé qui raconte sa captivité. Ce récit sera adapté au cinéma par Jean Renoir.
  En 1951 Gallimard édite Bande à part (prix Interallié) qui raconte son expérience dans le maquis.

 La mer qu'il chérit depuis l'enfance, lui inspirera plusieurs de ses ouvrages dont le Vent dans les voiles (1948), Rôle de plaisance (1957) puis la Compagnie des eaux (1969).


Des recueils de nouvelles paraissent : Objets perdus en 1949, la Bête Mahousse en 1951, l'Oiseau rare en 1952 et Histoires sous le vent en 1953.

 

   En 1960 il prend une part active à la défense de l'Algérie Française. Différents articles contre le général de Gaulle et quelques offenses à la Légion d'Honneur lui vaudront d'être déchu de ses droits civiques et radié des contrôles de la Médaille Militaire en mai 1963.

   En 1961, paraissent Les Biffins de Gonesse.

   En 1975 parait son premier livre de souvenirs, Grands chevaux et dadas , suivi l'année suivante de Raisons de famille , puis d'un Marché aux puces en 1980, Belle lurette en 1982 et le Jardin des Plantes en 1984. Il s'éteint à Paris le 10 décembre 1992.

   Son oeuvre a été couronnée de plusieurs prix : Interallié (1951), Prince Rainier de Monaco (1958), Thyde Monnier (1978), Mac Orlan (1978), de l'Académie (1978, 1984) et de la Ville de Paris (1979).





Mots-clés : mer | aventure | guyane | algérie | guerre | journalisme |
08-11-2007 | Envoyer | Commentaires (9) | Lu 23433 fois | Public
 
  le 27-07-2005 :   kincan
  Quel plaisir de trouver un site qui me fait mieux connaître cet écrivain pour lequel j'ai une grande admiration....
Beaucoup de ses romans ou (et) histoires vecues sont dans ma bibliothèque et lorsque de temps en temps je m'y plonge je ne peux m'empêcher d'en lire certains passages à haute voix à ceux qui m'entourent et veulent bien m'écouter ...
Je peux aussi mesurer l'appauvrissement énorme de notre vocabulaire actuel...
Donc, un grand merci à vous qui avez créé ce site
Annick
  le 02-06-2006 :   passant
  Bravo pour cette nouvelle présentation moderne et séduisante, qui nous donne envie de revenir souvent sur ce site
  le 16-01-2007 :   J.D
  bonjour,
Savez vous où en est la publication des actes du colloque?
merci
  le 17-01-2007 :   Webmaster
  Je l'attends aussi avec impatience et espère pouvoir en donner des nouvelles prochainement.
  le 14-04-2008 :   calamity jane
  Je cherche la pétition à signer concernant la re-édition des oeuvres
de Jacques PERRET.
Merci.
  le 15-04-2008 :   Webmaster
  Il n'y a pas de pétition et à part les souvenirs et une partie des nouvelles, tout devrait être disponible. Les titres sont souvent malheureusement indisponibles chez les libraires, ils faut les commander. Un lot de nouvelles devraient être réédité cette année.
  le 22-09-2008 :   Loulou
 


Bonjour,
Je suis un inconditionnel de J. Perret que j’ai découvert dans les années 50 quand il signait dans « les cahiers du yachting » une chronique intitulée « La croisière du Farfadet ». Les illustrations de son compagnon A. Collot étaient si réjouissantes que, des années plus tard, devant faire le vide à l’occasion d’un déménagement, je sacrifiais la revue non sans avoir prélevé les dessins et les avoir remis en situation dans « Rôle de plaisance » paru entre temps. (juin 1957)
Depuis, lu et relu maintes fois le pauvre bouquin est en piteux état mais les dessins y sont toujours.
Il aura fallu que je me mette face à un ordinateur (à mon âge !) pour découvrir ce site et y crier mon gout immodéré pour J.P. que je lis et relis à la moindre panne de lecture.
J’aime tout Perret mais particulièrement « Rôle de plaisance », « La compagnie des eaux » et cette petite merveille « Le vent dans les voiles ». Mais, comme chez Dupont, tout est bon chez Perret et je ne me prive pas de le dire, consterné par le fait qu’il n’est jamais cité parmi les meilleurs.
Voila ; c’est tout ; j’avais simplement envie de faire savoir mon gout pour un écrivain qui, en prime, était un homme qui ne transigeait pas avec ses idéaux et qui, à ce titre, mérite d’autant plus notre admiration.
  le 19-04-2010 :   francois_1962
  Bonjour,

Vous écrivez que "Histoires sous le vent" paraît en 1953, or l'édition que je possède (illustrée par jo Merry aux Editions de la Nouvelle France" date de 1944.

Cordialement,

françois Abel
  le 20-04-2010 :   webmaster
  il s'agit de la version en "collection blanche" chez gallimard. Les nouvelles ont souvent été publiées de manière isolée plusieurs années avant, dans le mensuel Oeuvres libres, par exemple.


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